Chronique Roman #2 – « U4 Kordiwen » de Yves Grevet

Bonjour tout le monde !

          Je reviens vers vous pour une chronique sur, comme marqué dans le titre –et oui pas de suspense- l’un des 4 tomes de la saga U4, j’ai nommé ici U4 Koridwen de Yves Grevet aux Editions Syros.

U4 Koridwen

          La saga U4 a été écrite par 4 auteurs différents. Chacun des auteurs a donc écrit un tome, centré sur un personnage dont l’ouvrage porte le nom. Les 4 romans sont liés et leur lecture peut se faire dans l’ordre que veux le lecteur.

Vous voulez connaître mon avis sur cette lecture ? Alors c’est parti !

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Pourquoi ce roman ?

          Tout simplement car j’ai été curieuse de voir comment ces romans allaient être liés entre eux et comment les auteurs avaient fait pour garder un scénario clair et cohérent, sachant qu’il n’y a pas de « sens de lecture » pour les quatre tomes.

       Autant d’interrogations qui ont poussé ma curiosité. Je me suis alors lancée et j’ai choisi Koridwen qui avait décidément un prénom étrange et qui me semblait être la seule fille parmi les quatre personnages de la saga (j’espère ne pas en fâcher certains en vous disant cela mais : j’avais tord. Le personnage de Stéphane que je pensais être un garçon est en réalité une fille. J’aurais du me fier à la quatrième de couverture et non à la première).

Avant de vous donner mon avis, je vous laisse découvrir le résumé de ce roman :

Résumé

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. Les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l’aide d’Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d’un long voyage et de mondes parallèles.


Biographie de l’auteur

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YVES GREVET

Né en 1961 à Paris, instituteur de métier, Yves Grevet est un auteur français qui écrits des romans dystopies auxquelles sont confrontés des enfants. C’est son roman Métro qui marque son premier succès littéraires avec plus de 20 000 exemplaires vendus.

 


 

Extrait de la 4eme de couverture

« Je m’apelle Koridwen. Je suis la dernière survivante du hameau de Menesguen. J’ai décidé de me rendre à Paris. 541 kilomètres en tracteur, c’est de la folie, mais toute seule ici je suis trop vulnérable. Ma grand-mère m’a toujours dit que j’aurais un destin exceptionnel. C’est le moment de vérifier. »

– Koridwen, Yves Grevet.


 

Avis personnel

L’entrée dans l’univers du roman se fait assez rapidement, notamment grâce à un petit préambule. Cela m’a pas mal aidé à connaitre le contexte sans pour autant que cela ne traîne en longueur et je pense que ce préambule est nécessaire avant de pouvoir suivre la jeune Koridwen ou même tout autre personnage dans cet univers.

La suite du roman s’organise comme une sorte de journal avec une narration romancée de ce que vit notre personnage principal au fil des jours. Je ne suis d’ordinaire pas spécialement une grande adepte de ce genre de présentation. Je trouve que c’est parfois trop scolaire ou trop rigide mais ce n’est pas le cas ici. Je trouve même que c’est un gros atout pour la lecture car cela permet vraiment de savoir où l’histoire se situe dans le temps. Cela aide aussi à tenir en haleine pendant le récit puisque le personnage a une échéance très importante et que plus je me voyais approcher de la date fatidique, moins je pouvais m’arrêter de lire !

Pour parler un peu plus de Koridwen, appelée aussi Kori, je la qualifierais de jeune fille qui a les pieds sur terre, qui est courageuse et surtout : qui est indépendante. Elle me fait penser à un anti-héros, jeune campagnarde bretonne issue d’une famille d’agriculteurs qui se retrouve malgré elle embarquée dans une histoire où sa grand-mère lui prédit un rôle majeur. Elle est selon moi attachante bien que certaines de ses réactions m’ont semblé parfois un peu dénuées d’émotions… Après tout, Kordiwen n’a que 15 ans et même si le contexte apocalyptique de l’univers veut que la loi du plus fort s’applique, j’aurais aimé la voir un peu plus sensible.

Mais la façon d’écrire de l’auteur y est peut-être pour quelque chose. En effet, j’ai trouvé les phrases très courtes et parfois sèches lorsque Kori raconte ce qu’elle pense ou ce qu’elle fait. Les descriptions qu’elle fait des lieux où elle passe sont plus longues mais tout aussi expéditives.

Cela n’a tout de même pas empêché ma lecture puisque je n’arrivais même plus à m’arrêter !

Concernant l’intrigue elle-même, je l’ai trouvé vraiment très bien menée. A chaque fois il y avait un nouvel élément, un nouveau personnage qui donne envie de connaitre la suite. Une nouvelle question sans réponse immédiate (heureusement que quelques réponses sont tout de même données au cours du roman pour ne pas non plus nous laisser tout le temps dans le flou).

Le mélange de survie, d’aventures, de magie celtique et d’univers post-apocalyptique est bien dosé. L’introduction de la culture et du folklore breton a vraiment été une découverte très plaisante pour moi et surtout, je pense, un point fort pour comprendre un peu mieux le personnage de Kori et ce qui la pousse à continuer à survivre.

J’ai particulièrement aimé l’introduction de la comptine bretonne, Ar Rannoù, qui nous suit tout le long du roman et qui donne, encore une fois selon moi, une certaine crédibilité aux événements qui se déroulent et aux choix de l’héroïne. Mais je n’en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler d’avantage…

La fin m’a également beaucoup surprise ! Je ne m’attendais pas du tout à ça et cela a été comme une petite claque qui m’a un peu laissée sur ma faim. J’ai encore d’ailleurs des questions sans réponses qui me traînent en tête et j’espère vraiment réussir à m’en débarrasser en lisant les autres tomes.

En résumé, j’ai bien aimé ce roman bien qu’il soit peu lent au début, un peu brut de décoffrage dans les phrases et un peu sombre. Je l’ai quand même dévoré mais j’attends surtout de lire les autres romans pour vraiment me faire un avis plus construit sur la saga.

Je n’ai volontairement pas expliqué comment ce roman est relié aux autres car je spoilerais vraiment trop l’intrigue mais je reste épatée de l’idée et de l’audace des auteurs. Je ne peux définitivement pas m’arrêter à un seul tome et je pense commencer prochainement celui concernant Jules ou Yannis.


 

Les points positifs :

–          Le personnage de Koridwen, attachante et courageuse

–          L’univers de la culture bretonne mélangée à l’intrigue

–          Une fin surprenante qui donne à se poser d’autres questions (épilogue)

–          Le lien qui existe entre ce roman et les autres romans de la saga

Les points négatifs :

–          Un style d’écriture un peu sec et des phrases courtes

–          De nombreux personnages que l’on a pas forcément le temps de bien apprécier et connaitre

Ma note :15/20

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Et voilà pour cette deuxième chronique de roman qui j’espère vous aura plu.

Merci de m’avoir lu et n’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire si vous aussi vous avez déjà lu ce roman ou un des autres romans de la saga 🙂

En attendant je vous fais des bisous et je vous dis au prochain article,

Lyne, xoxo

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3 réflexions sur “Chronique Roman #2 – « U4 Kordiwen » de Yves Grevet

    • Vraiment, fonce ! Cette saga vaut à mon avis qu’on s’y intéresse (et ce même si je n’ai pour le moment lu qu’un tome).
      Je pense qu’il vaut mieux commencer par les autres tomes que celui de Koridwen car lorsque je l’ai fini, j’ai eu l’impression que c’était lui qui donnait un point final à la saga. Je ne sais pas si c’est réellement le cas -puisque je n’ai pas encore lu les autres – mais c’est l’impression que j’en ai eu 🙂

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